Critique de la violence de Walter Benjamin – Fragments

Mercredi 13 avril à 20h15 à Montevideo, Marseille

Lecture

« La tâche d’une critique de la violence peut se définir en disant qu’elle doit décrire la relation de la violence au droit et à la justice. »

« La critique de la violence est la philosophie de son histoire. »

Walter Benjamin (1892-1940)

Dans sa « Critique de la violence » (1921), publiée entre les deux guerres mondiales, et dont la seconde lui sera fatale, le philosophe Walter Benjamin interrogeait les états, formes, moyens et fins de la violence à l’endroit des « rapports moraux ». La violence se justifie-t-elle ? Qu’est-ce qui l’autorise ? Comment se manifeste-t-elle ? Et pour autant : « Est-il, d’une façon générale, possible de liquider les conflits sans recourir à la violence ? ». « Incontestablement », répondait-il lui-même.

Une création radiophonique sera réalisée par Colette Tron et Emmanuel Moreira pour Radio Grenouille.
Diffusion à partir du 20 avril en multidiffusion sur 88.8 FM.

Une coréalisation Alphabetville, Montevideo, radio Grenouille.
Dans le cadre des mercredis de Montevideo et du cycle De la guerre et de la paix proposé par Alphabetville

De la guerre et de la paix
Si le titre de ce programme est emprunté au roman historique de Léon Tolstoï, « La guerre et la paix », il s’agit d’observer, analyser, relater, montrer, comprendre, discerner, critiquer les états de guerre et de paix, les pulsions de mort ou de vie, parfois alternés, parfois mêlés, de la période actuelle, au prisme de la culture. Ou des formes de culture. Et des formes de vie qu’elles créent, ou détruisent. Et en ce dernier cas l’on parlera, avec Walter Benjamin et au regard de l’histoire, de barbarie.

Biographie des lectrices

Liliane Giraudon est écrivain. Son travail d’écriture, situé entre prose (la prose n’existe pas) et poème (un poème n’est jamais seul) semble une traversée des genres. Entre ce qu’elle nomme « littérature de combat » et « littérature de poubelle », ses livres, publiés pour l’essentiel aux éditions P.O.L dressent un spectre accidenté. Dernières publications : « La sphinge mange cru », Al Dante 2013, « Le garçon cousu » P.O.L 2014, « 111 notes pour Lacoste » D-Fiction 2015

Auteur longtemps associée au Théâtre des Bernardines, Suzanne Joubert écrit des textes essentiellement destinés au théâtre et édités pour la plupart aux Solitaires Intempestifs mais aussi aux Cahiers de l’Egaré, à Première Impression, aux Editions Néant. Dernières créations : « Tous tant qu’ils sont » (2007), « C’est gentil d’être venu jusqu’ici » (France Culture 2007), « Show room nouveau drame » (2015)…

Colette Tron, est auteur et critique, et directrice artistique d’Alphabetville, laboratoire des écritures multimédia. Elle expérimente et pratique des poétiques via différents supports d’écriture et d’édition, du livre aux medias numériques. Derniers textes publiés : « Révolution cut-up », revue Invece 3, Al Dante 2015, « Les lieux de l’œuvre d’art numérique », l’Entretemps, 2016.

Marie Vayssière est comédienne et metteur en scène. Elle a notamment travaillé avec Jacques Nichet ou Tadeusz Kantor, avant de créer la Compagnie du Singulier en 1991. Suivront plus d’une trentaine de mises en scènes inspirées de romans, de poésies ou d’ouvrages philosophiques et bien sûr des textes de théâtre. En 2013, elle a réalisé avec Stéphane Nota le film : « 1+1=0, une très courte leçon de Tadeusz Kantor ». Depuis 2010, elle est Maître de Conférences associée au secteur Théâtre du Département Lettres et Arts de l’Université Aix-Marseille.

Aglaia Mucha est étudiante en Master professionnel Arts du spectacle, écritures scéniques et dramaturgie à l’université Aix-Marseille. Originaire de Düsseldorf, elle a un cursus européen en danse classique et contemporaine et une expérience de chorégraphe et de comédienne. Elle est actuellement assistante à la mise en scène de Marie Vayssière.

Elles vivent et travaillent à Marseille.

Pour recevoir nos informations, inscrivez vous à notre newsletter !