9h : Ouverture par Marcel FORMOSA, président du MIM
1. Éléments pour une théorie darwinienne de la création et de la réception artistique
Modération : Roger MALINA, astrophysicien (OAMP), directeur de la revue Leonardo et
co-responsable du pôle ASIL de l’IMéRA.
9h 15 – 10h 00 Jean-Pierre CHANGEUX, neurobiologiste, professeur honoraire au Collège
de France et à l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des sciences :
« La beauté dans le cerveau : perception visuelle et règles de l’art ? »
10h 00 – 10h 20 Frank DUFOUR, professeur à l’Université du Texas à Dallas (USA),
Program Arts and Technology :
« UST : mémoire et perception de la musique »
10h 20 – 10h 40 Jean-Paul ALLOUCHE, mathématicien, directeur de recherche CNRS, LRI,
Orsay :
« Les arts diffèrent-ils des mathématiques dans leur évolution darwinienne ? »
10h 40 – 11h 00 : pause
11h 00 – 11h 20 David ROTHENBERG, philosophe, compositeur et musicien (New York) :
« Aesthetics in evolution » – communication traduite et présentée par Baptiste LANASPEZE,
écrivain, directeur des Editions Wildproject – L’écologie culturelle
11h 20 – 11h 40 Claude PEREZ, professeur de littérature française, Université de Provence
(Aix-Marseille1) :
« Si les vaches se racontent des histoires, ou : le récit entre nature et culture, notes dans les
marges de Pascal Quignard »
11h 40 – 12h 15 : discussion
12h 15 – 14h 00 : pause déjeuner
2. Théorie darwinienne et psychologie génétique
Modération : Dr Jean VION-DURY, Unité de Neurophysiologie et Psychophysiologie,
Pôle de Psychiatrie Universitaire, Hôpital Ste Marguerite et Institut des Neurosciences
Cognitives de la Méditerranée, (INCM-CNRS 6193) Marseille. Chercheur associé au Centre
de Recherches en Epistémologie Appliquée (CREA-CNRS), Ecole Polytechnique, Paris.
14h 10 – 14h 50 Pierre MOUNOUD, professeur honoraire de psychologie, Université de
Genève et Jacques MANDELBROJT, peintre, physicien-théoricien :
« Transformations des conceptions et des représentations du monde chez l’enfant, l’artiste et
le chercheur. Perspectives piagetiennes et darwiniennes »
14h 50 – 15h 10 François DELALANDE, responsable du programme de recherches en
sciences de la musique au sein du GRM (Groupe de recherches musicales, Institut national
de l’audiovisuel, Paris) :
« Trouvailles » et construction d’un style dans les explorations sonores de la première
enfance
15h 10 – 15h 40 : discussion
3. Utilisation de la théorie darwinienne dans le discours artistique
Modération : Henry FOURES, compositeur.
15h 50 – 16h 10 Jean-Luc LEROY, maître de conférence à l’Université de Provence (Aix-
Marseille 1), histoirede la musique et musicologie :
« Perspectives évolutionnistes dans l’approche du phénomène musical : Etat des lieux et
base de travail »
16h 10 – 16h 30 Jean-Claude RISSET, compositeur et chercheur en physique acoustique :
« Evolution, audition et sons musicaux de synthèse »
16h 30 – 16h 50 Marc CODRON, compositeur et chercheur, Université Paris 8, CICM Centre
Informatique et Création Musicale, Maison des Sciences de l’Homme, MSH-Paris Nord,
ATIAM, IRCAM Centre Pompidou. :
« Processus adaptatifs et émergents par complexification graduelle dans la relation écriture
par contraintes et calcul musical »
16h 50 – 17h 10 : pause
17h 10 – 17h 40 Philippe BOOTZ, poète, spécialiste des hypermédias, maître de
conférences à l’Université Paris 8, et Marcel FREMIOT, compositeur et musicologue :
« Le projet DarwUST »
17h 40 – 18h 00 Hervé LUGA, maître de Conférences en Informatique CN, Equipe VORTEX
– IRIT-Université Toulouse 1 :
« Evolution de formes et de créatures artificielles »
18h 00 – 19h 00 : discussion
Clôture vers 19h 00
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Dans le foyer de la salle de conférences, expositions de peintures et de dessins de Jacques
MANDELBROJT et de LYSEY.
« L’intelligible connaissance esthétique », ce serait l’opération de déchiffrement et d’interprétation d’une uvre, d’un texte ou d’une image par un observateur ; une herméneutique en somme qui définit le processus, la mise en place du sentiment esthétique.
L’objet de cet essai porte sur la question de la création contemporaine dans l’architecture des médias. La multiplication des canaux de diffusion médiatique et artistique est interrogée au regard de la confrontation entre images autoritaires et images artistiques. L’infiltration des oeuvres dans l’espace des médias comme horizon d’attente constituerait le paysage « postmedium » de l’art contemporain. « Un pays supplémentaire » est la mise en exergue d’un réseau de correspondances entre des oeuvres, des histoires parallèles, des images aux régimes divers. Le corpus iconographique est à son tour librement interprété par l’artiste Aurélien Froment, dont l’oeuvre elle-même interroge les espaces générés par la reproduction. Sous la direction de Pascale Cassagnau, responsable des fonds audiovisuels et nouveaux médias au Centre National des Arts Plastiques.
Deux manières dominent la description de l’art contemporain. Tantôt il est un art de l’innovation permanente, tantôt un art du recyclage. Selon ces points de vue, ou bien il expérimente toujours, ou bien il n’expérimente plus. Mais lorsqu’il s’agit de comprendre la singularité des modes de production et des opérations artistiques, autrement dit de saisir l’art en action – in actu – c’est autre chose. L’invention artistique reste un processus opaque et le mot d’«expérimentation» pris isolément n’aide pas vraiment à y voir plus clair. C’est qu’il fonctionne le plus souvent comme un mot d’ordre. Mais comment reconnaître et décrire une expérimentation artistique ? Comment la montrer et l’exposer ? Comment situer les tendances expérimentales contemporaines par rapport aux expérimentations historiques du modernisme et des avant-gardes ?
Les nouvelles technologies sont autant de nouveaux territoires d’investigation artistique. Pour permettre un investissement pratique, critique et prospectif de ces dispositifs socio-techniques, il est essentiel de positionner la création artistique comme un domaine de recherche à part entière.
À l’heure du cinéma d’exposition et de la diffusion des films sur les écrans domestiques de l’ordinateur ou du téléphone mobile, le cinéma semble être l’objet d’une profonde transformation. Est-il renversé, au sens d’une fin de règne, par de nouveaux médias et de nouvelles pratiques, ou inverse-t-il, en termes dialectiques, ses propres éléments en vue de sa relève ? « L’envers vaut l’endroit », écrit Jean Epstein dès les années vingt.
Des plans griffonnés à la hâte pour décrire une rencontre d’extraterrestres, des collages mnémotechniques d’élèves laissés sur des tables de classe, des fiches de travail angoissées peuvent constituer des modèles pour rendre compte des fonctionnements de formes d’écritures actuelles que nous considérons comme poétiques. Ces écritures, qui n’ont pas pour vocation d’exprimer les mouvements d’une intériorité privée ni de révéler un « Réel » masqué par les représentations dominantes, peuvent être caractérisées comme des dispositifs poétiques, c’est-à-dire des agencements langagiers à visée instrumentale, inventés pour répondre à certains problèmes propres à la vie pratique.
« Un inconnu filmé dans la rue montant dans une voiture devient le DJ Philippe (champ) et dans le plan suivant le conducteur (Xavier Boussiron) lui donne la réplique (contre champ) ; nous n’aurons jamais les deux personnages ensemble dans le même plan. Avoir filmé cet inconnu pour lui faire jouer le rôle de Philippe, c’est se mettre toujours à l’affût du « hasard ». C’est penser le cinéma comme Mallarmé pense la poésie. Et être dans cette recherche toujours miraculeuse de capter la cause fictive qui arrive sans raison apparente ou explicable dans un film. Voici une définition du cinéma donnée par Stéphane Bérard. »
Depuis le milieu des années 1990, Internet bouscule les formes de création et de diffusion de l’art contemporain. Dans le même temps, le « travail artistique », plus collectif et interdisciplinaire, préfigure de nouveaux usages de l’Internet. Cet ouvrage analyse les dynamiques et tensions de cette articulation de la recherche technologique et de l’innovation artistique. Il examine les modalités d’émergence d’un monde de l’art centré sur l’Internet, ainsi que l’institution de nouvelles conventions de travail et d’échange culturel. Le Net art place en effet l’uvre d’art au coeur d’une négociation entre artistes, informaticiens, dispositifs techniques et publics amateurs. Le suivi de la conception, de la disposition et de l’exposition du Net art permet ici de voir se constituer des projets à dimensions multiples – programmes, interfaces, images, dispositifs – dont les enjeux relationnels et collaboratifs renouvellent les manières de « faire uvre » à l’ère des médias praticables.
Les oeuvres de net art, la création artistique par et pour Internet, rejoignent depuis quelques années les collections de musée. N’étant uvres que lorsqu’elles sont en ligne et activées par les visiteurs de leurs dispositifs, elles rendent complexe leur conservation. Cet ouvrage aborde la conservation à travers une approche prenant en compte la matérialité des uvres et la façon dont la conservation dialogue avec les autres fonctions du musée. On pose également la question de la notation, c’est-à-dire la façon de décrire l’uvre afin de la reproduire, et ce même lorsque son environnement technologique sera obsolète : émulation, migration, partition, ré-interprétation, auto-archivage, archivage automatique, etc. Le livre propose une stratégie de conservation hybride, celle d’un « musée archéologique ».