Résidence ZANZIBAR

Résidence ZANZIBAR

Résidences, rencontres, conférences, publication

Un projet de Alphabetville avec ZINC et Leonardo/Olats
En coproduction avec Marseille-Provence 2013

S’intéressant aux productions de l’art technologique mais aussi aux rencontres entre scientifiques, ingénieurs, artistes, intellectuels et acteurs culturels, c’est dans une complémentarité et une émulation que, depuis plusieurs années, Alphabetville, Zinc et Leonardo/Olats (à la suite de Leonatdo/Isast) s’attachent à développer et partager une réflexion sur les enjeux culturels des développements et des relations entre arts et technologies, ainsi que des mutations que ces dernières induisent pour notre environnement, nos modes de vie, comme pour nos représentations et nos imaginaires.

Dans la perspective d’une plateforme d’intelligence collective sur les arts, les technologies, les sciences et l’innovation, portée par Alphabetville avec ZINC et Leonardo/Olats, la résidence Zanzibar en constitue l’un des aspects. Elle prendra la forme de micro-résidences accueillant pour un court séjour un théoricien, un chercheur, un critique, un auteur…

Résidence Zanzibar est donc le nom d’un programme conçu à partir de l’accueil en résidence d’un théoricien sur le territoire, et dont le but est de l’immerger dans un paysage de pratiques, de sites, de compétences, d’équipements technologiques et culturels, afin de procéder à des échanges et partages de connaissances et points de vue avec des professionnels, artistes, chercheurs, publics, amateurs… Faite de visites, de rencontres, de partage, le résident prendra aussi part à des interventions publiques (conférences, tables rondes, colloques…).
La création d’un blog pour l’occasion se nourrira des contenus de cette présence et en témoignera de façon vivante. La résidence donnera aussi lieu à une commande de texte en vue d’une publication ultérieure.

Les résidences Zanzibar en 2013 se dérouleront dans le cadre d’un événement particulier qui est celui de la capitale européenne de la culture.
A cette occasion, durant le festival e-topie, parcours d’arts numériques, du 10 octobre au 10 novembre à Aix-en-Provence, seront accueillis les résidents :

Stephen Kovats, chercheur spécialiste des nouveaux medias, critique, commissaire, Berlin : du 17 au 19 octobre inclus
Bernard Stiegler, philosophe, Paris : 5 au 7 novembre inclus

Interventions publiques

Stephen Kovats

Table ronde dans le cadre de l’exposition Anti-atlas des frontières
Le 17 octobre, à 15h00, au Musée des tapisseries

 

Stephen Kovats évoquera les actions internationales dans lesquelles il est ou a été impliqué, de l’Europe centrale à l’Asie en passant l’Afrique, et présentera des modèles de développement par les systèmes ouverts (librement inspirés des logiciels libres, ou ouverts, et émargeant à d’autres secteurs : données mais aussi savoir, culture, medias, etc) dans les régions et territoires où il agit. Notamment l’actuel projet #OSJUBA, initiative consistant à créer des solutions ouvertes dans la constitution du nouvel Etat du Sud-Soudan, ou encore les programmes pour la paix et le développement réalisés avec l’Unicef et MICT_International dans le domaine des savoirs ouverts et des medias soutenables. On repèrera en quoi les principes de l’Open source encouragent de nouveaux modèles sociaux, culturels, économiques et politiques, et comment les solutions locales ouvrent de nouvelles relations mondiales.
Avec Stephen Kovats, chercheur et commissaire, Cédric Parizot, anthropologue, directeur du programme « Frontières », Jean Cristofol, philosophe et enseignant, Marie-France Lucchini, directrice de Planètes émergences et du festival Digital Afrique (sous réserve).

L’exposition Anti-atlas des frontières est visible jusqu’au 3 novembre.
Commissariat : Isabelle Arvers

Musée des tapisseries,
28 Place Des Martyrs de la Résistance
13100 Aix-en-Provence
04 42 23 09 91

> Villes ouvertes, libres nations. Sur la notion d’urbanisme ouvert
Conférence de Stephen Kovats
Le 18 octobre à 18h30 à la Fondation Vasarely

Selon Stephen Kovats, les caractéristiques principales du modèle de l’Open Source sont ceux de la soutenabilité et de la distribution et collaboration libres. Appliqué aux défis de l’urbanisme, comment ces éléments se traduisent-ils en pratique publique pouvant agir en tant qu’alternatives viables dans les tentatives à établir la démocratie ?
Oeuvrant à la possibilité d’une culture ouverte mondiale, les communautés d’urbanisme ouvert semblent être l’unique position tenable pour porter les principes de base de l’expression libre et ouverte, de la participation publique et du développement local. A titre d’exemple, Stephen Kovats reviendra sur le projet #OSJUBA – Open Source Urbanism as Developmental Intervention (l’urbanisme ouvert comme intervention pour le développement).
Ce programme propose d’appliquer les ressources et méthodologies de l’Open source dans l’organisation urbaine et juridique de la capitale du Sud-Soudan, Juba, puis de le modéliser à la constitution de ce nouvel Etat, devenu récemment indépendant après plusieurs années de guerre.

Fondation Vasarely
1 Avenue Marcel Pagnol
13090 Aix-en-Provence
04 42 20 01 09

Bernard Stiegler

> Une époque hyperindustrielle. Par delà le pour et le contre
Le 5 novembre à 18h30, à l’Amphithéâtre de la Cité du livre
Conférence de Bernard Stiegler

Les révolutions industrielles se sont succédées jusqu’à un stade que Bernard Stiegler appelle hyperindustriel, et qu’il considère comme une continuité du développement de la modernité, en tant qu’« industrialisation de toutes choses ».
Il s’attachera à définir le terme, sa signification, son économie, ainsi qu’à décrire les possibilités et empêchements (les luttes et perspectives pharmacologiques) d’existence d’une « entreprise humaine » dans cette condition, celle de l’époque des technologies numériques.
Ce à travers les processus d’individuation psychique et collective à préserver et organiser pour prendre soin de la civilité, comme citoyenneté autant que civilisation à venir. Il ne s’agit pas seulement de critiquer la société hyperindustrielle mais il est impératif de penser les modalités de production de et dans cette société : pour son indispensable et vitale trans-formation. Ou, au sens politique, d’inventer comment y vivre ensemble. Un manifeste pour la conception des savoir-faire et savoir-vivre d’une époque souhaitée « non-inhumaine ».

Cité du Livre
10 rue des Allumettes
13100 Aix-en-Provence
04 42 91 98 88

> Les enjeux de l’éditorialisation : publication dans l’espace public numérique
Le 7 novembre à 18h30, à la MMSH
Conférence de Bernard Stiegler

Publier signifie d’abord mettre en public. La publication et la publicité ont ce sens, perdu dans les affres de la marchandisation, dont Habermas avait fait une analyse historique dans son ouvrage « L’espace public », comme lieu propre à la formation du jugement et de l’opinion par le débat raisonné, par le logos.
« Aujourd’hui, écrit Bernard Stiegler, cet espace public n’est plus seulement celui de l’écriture. Il est aussi celui des industries cognitives et culturelles, mettant en œuvre des technologies du raisonnement, de l’information, de la mémoire, de l’imagination et de la création. »
Dans la convergence de ces technologies et avec le rôle pris par l’internet, quels sont les enjeux de l’éditoriatlisation, quels en sont les instruments, les medias, et comment refonder une politique éditoriale publique ?
Contre la « bêtise systémique » et pour des « instruments spirituels », Bernard Stiegler en appelle à « la coopération des savoirs », à une réorganisation de la connaissance – « bien commun de l’humanité » – et de sa publication. Cela pour un renouveau de la vie de l’esprit (et de sa valeur), tel que capable de raison et de critique, et telles que ces dernières se constituent autour de la chose publique, res publica, la république.

Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme
5 Rue Château de l’Horloge
13090 Aix-en-Provence
04 42 52 40 00

Stephen Kovats,

De formation en architecture et urbanisme, Stephen Kovats est chercheur dans le domaine des medias et de la culture numériques.
D’origine canadienne, il vit à Berlin où il a été directeur artistique du festival d’art et culture numériques Transmediale de 2007 à 2011, année où il a initié le réseau McLuhan in Europe à l’occasion du centenaire du théoricien des medias canadien Marshall McLuhan (et auquel a participé Alphabetville).
Après la réunification allemande, il a dirigé le forum électronique des médias ’ostranenie’ au Bauhaus Dessau, explorant le rôle de l’art et de la culture des médias dans les démocraties émergentes d’Europe centrale et orientale. Son travail et ses intérêts concernent les technologies, la politique, l’espace urbain et se concentrent sur les systèmes ouverts et les relations dynamiques entre les diverses formes de médias.
A la fois observateur et acteur des changements du paysage social et culturel, il fonde en 2012 l’agence r0g, société collective transnationale pour la culture ouverte, l’hacktivisme et la transformation sociale critique, dont l’objet est de soutenir des projets innovants et des formes hybrides de développement, particulièrement dans des régions post-conflictuelles ou confrontées à une mutation sociale soudaine.
r0g-media.org/

 

Bernard Stiegler,

Philosophe, Bernard Stiegler axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles – sociales, politiques, économiques, psychologiques – portées par le développement technologique et notamment numérique.
En 1987, il conçoit l’exposition « Mémoires du futur » au centre Georges Pompidou. A partir de 1988, il enseigne à l’Université de technologie de Compiègne et y devient directeur d’une unité de recherche qu’il fonde en 1993, « Connaissances, organisations et systèmes techniques ».
Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1992, il devient directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel en 1996, puis directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique en 2001. Il fonde l’Institut de recherche et d’innovation au Centre Pompidou en 2006 et est professeur à l’université de Londres depuis 2008.
Il est également président d’ARS INDUSTRIALIS, association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit, créée en 2005, ayant pour objet l’étude et la réflexion transdisciplinaire sur le nouveau monde industriel qui émerge avec le numérique. Association citoyenne intervenant dans le débat public, elle s’efforce de formuler des propositions et, parfois, de les mettre en œuvre par des expérimentations et des actions. Bernard Stiegler est l’auteur de trente ouvrages.
www.arsindustrialis.org

Entrée libre

Conditions d’accès des lieux d’accueil des événements

Informations, documentation
Zanzibar, le blog : www.residencezanzibar.info
Résidence Zanzibar / Festival E-topie
Production : Alphabetville, Zinc, Leonardo/Olats
Coproduction : Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture
Production déléguée : Alphabetville
En collaboration avec : la Fondation Vasarely, l’Ecole supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, Deletere, Internum
Les lieux : Fondation Vasarely, Musée des tapisseries, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

Alphabetville reçoit le soutien de la D.R.A.C P.A.C.A, du Conseil Régional P.A.C.A, du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

 

 

 

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