Jean-Marc Chapoulie et Nathalie Quintane

Jean-Marc Chapoulie et Nathalie Quintane

Du 2 au 5 novembre 2021 à Marseille

Alphabetville propose depuis l’année 2013 un programme de micro-résidences, ou résidences de courte durée, à des auteurs, chercheurs et artistes invités, dans un processus de recherche et de création personnels autant que d’inscription dans le territoire et auprès des publics et des professionnels.

 

MACHIN-MACHINE – suite

 

Machin-machine a été une exposition de Jean-Marc Chapoulie conçue au centre culturel Jean Cocteau des Lilas  début 2021.

En raison des mesures sanitaires liées au Covid-19 l’exposition n’a pu ouvrir ses portes au public.

Elle a donné lieu à un film réalisé par Véronique Aubouy, « Jardins d’hiver », qui sera projeté au Videodrome2 à Marseille dans le cadre de la programmation Jean-Marc Chapoulie et al.

 

MACHIN -MACHINE est un spectre d’engins que l’on ne sait plus très bien comment nommer aujourd’hui. Entre le fémur du Kinétoscope et la clavicule du Cinématographe, Machin-Machine est désormais animé-é comme un peep show – télé/internet – du côté Edison. Et de l’autre côté avec les Brothers Lumière, les images sont peuplées en direct par des fantômes morts/nés. Une histoire de l’image passe par la compréhension de ce Machin-Machine.

De la magie des peintures rupestres animées par la lueur des flammes aux premières images de Mars retransmises par la NASA sur l’hébergeur Youtube, l’artiste poursuit une réflexion sur les enjeux poétiques et politiques de la production d’images en mouvement. À partir de cette relecture, Jean-Marc Chapoulie établit pour le cinéma une définition nouvelle mêlant le mot « machine » au terme générique désignant de manière familière une personne ou une chose : Machin-Machine.

 

Dans le prolongement de cette recherche, Jean-Marc Chapoulie propose à Nathalie Quintane de travailler ensemble à une écriture supplémentaire, ou complémentaire, des éléments constitutifs de l’exposition, dont certains traversent déjà les fictions de l’écrivain. Par exemple, la question de la mediumnité, de la spectralité, du spiritisme, en référence à certaines littératures, ou poétiques, certaines manières de créer, par « descente de mediums »[1] ; et par ailleurs question fondamentale du cinéma, le fantôme, les traces, l’absence, qualifiée par Jacques Derrida d’ »art de la fantômachie », ici autrement interprété par le cinéaste.

Sujet qui a déjà donné lieu à un dialogue entre eux (et avec Jean Gilbert et Yves Citton) lors des rencontres « Télé/graphie(s) » en avril dernier.

Voir la video

 

Cette nouvelle collaboration sera initiée lors de la micro-résidence de Jean-Marc Chapoulie et Nathalie Quintane à la Cômerie en partenariat avec Montevideo.

 

[1] Descente de mediums est une fiction de Nathalie Quintane publiée aux éditions POL en 2014

 

 

Jean-Marc Chapoulie est cinéaste et vidéaste. Né en 1967 à Poitiers, Jean-Marc Chapoulie vit et travaille aux Lilas. Son œuvre a été montrée dans d’importantes institutions d’art contemporain. Commissaire d’exposition associé à la Biennale de Lyon en 2001, il enseigne depuis 2006 à l’École supérieure d’art Annecy Alpes (ESAAA). Son dernier film, La Mer du milieu, a reçu le Grand Prix de la compétition Française au FID (Festival International du Documentaire) de Marseille en 2019.

 

Nathalie Quintane, née en 1964, est écrivain. Elle a publié de nombreux livres chez P.O.L. et à la Fabrique. Derniers ouvrages : Un hamster à l’école (la fabrique, 2021), J’adore apprendre plein de choses (Hourra éd., 2021) ; à paraître : La cavalière (P.O.L., octobre 2021).