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L’ESPACE CRITIQUE
 
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Dispositif multi-media
Pour un nouvel espace public des medias

Par les problématiques soulevées par les nouvelles formes de l’art et l’utilisation des techniques et technologies, la question des rapports entre langages et medias est devenue prépondérante et récurrente dans les recherches et activités développées par Alphabetville.
Hétérogénéité des langages, hybridation des formes de discours, appareillage multimediatique, multiplicité et accumulation des medias, mixité culturelle et artistique, indétermination et dispositifs ouverts, sont envisagés comme des enjeux esthétiques et politiques dans les formes de l’art et de la culture actuelle.
La prise en compte de ces différents supports et des différents registres des moyens de communication et des formes d’expression l’amène aujourd’hui à proposer un dispositif multi-media, mixant cette multitude de langages et de techniques, et faisant intervenir ensemble auteurs, artistes et théoriciens.
A travers le projet « L’espace critique », Alphabetville souhaite proposer des expérimentations artistiques et techniques établissant de nouveaux liens entre les formes et niveaux de discours, et les dispositifs et usages des technologies et des medias.

La notion d’espace public, empruntée au philosophe Jurgen Habermas dans son ouvrage du même nom est interrogée dans le cadre d’une nouvelle espèce d’espace public médiatique : l’espace public est le lieu de la constitution de l’opinion publique. L’espace public a une fonction critique, et chaque société et chaque période se doit d’inventer des formes propres à préserver cette situation sociale. L’espace public s’oppose à l’acclamation du pouvoir, quel qu’il soit (politique, économique...) et à la consommation passive de sa publicité (dans le sens de sa mise en public). Le dispositif pour « l’espace critique » tient de celle-ci, adaptée à notre situation contemporaine. Il tentera de l’être par le fond comme par les formes développées. Et se constituera en opposition à une « société du spectacle » dans laquelle nous entraîne trop souvent les industries culturelles et une société de l’information à sens unique.
Polysémie, multitude, et diversité culturelle seront au programme de « l’espace critique ».

 

 

Résidence à ZINC
L’espace critique aux RIAM # 6

 

 

 

 

Biographie des intervenants :

Marine Quiniou
Conceptrice multimédia et musicienne
Conceptrice multimédia depuis 2001, Marine Quiniou a eu l’occasion de mener de nombreux projets d’édition web (Documents d’artistes, Radio Grenouille, La Friche la Belle de mai, Cosmos Kolej, Compagnie Ex-nihilo, Skappa ! ...) et de piloter des workshops auprès de divers publics dans le cadre de missions avec ZINC-ECM et le réseau Animanet (notamment pendant les Biennales des Jeunes créateurs d’Athènes et de Naples et à la Bibliothéca Alexandrina).
Marine Quiniou travaille également à des projets musicaux intégrant le traitement de données numériques en temps réel (son et vidéo), la composition en temps réel, la nouvelle lutherie et les dispositifs de diffusion sonore.
En savoir plus :
http://www.myspace.com/marinequiniou
http://www.myspace.com/collectif201
En juillet 2007, elle a créé avec deux collaborateurs (Delphine Rochette et Mehdi Bencheikh) l’association Silex - Taille numérique, dédiée aux échanges, à l’exploration et aux expérimentations dans le champ des nouvelles technologies.

Julien Ottavi
Médiactiviste, artiste-chercheur, musicien et performeur, dés-articulateur de langages. membre fondateur d’aPo33 [http://www.apo33.org] et activateur des labels noise mutation & Fibrr records [http://fibrr.apo33.org]. développe un travail de recherche et de création croisant art sonore, poésie sonore, dés-écriture, nouvelles technologies, bricolage de dispositifs électroniques et performance [http://www.noiser.org]. actif dans le mouvement du libre, il a participé au développement de la distribution multimédia libre apodio qu’il utilise dans toutes ses créations, processus et ateliers. il organise de nombreux événements allant de rencontres entre chercheurs, artistes et activistes, des festivals d’art sonore ou de création multimédia, de performance, à des ateliers sur les logiciels libres et la réappropriation des dispositifs technologiques [http://www.area10medialab.co.uk]. au-delà des médias et des catégories, l’activation d’énergies, de concepts et de forces par l’expérience est une de ses manières de pratiquer la création dans ses réalités matérielles, sociales, sensorielles, sensibles et conceptuelles.

Jenny Pickett
Jenny Pickett est artiste mix-media, développant une approche open source des médias, détournant les réseaux et la matière conceptuelle, sonore, visuelle, sociale et technique comme source de potentiel pour une transformation du réel. Elle est actuellement codirectrice de A10lab à Londres, espace d’expérimentation autour des nouveaux média et de l’art numérique. Jouant avec les états temporels du flux avec une attention vers la perception et l’expérience, son travail actuel propose aux publics et aux performeurs des interactions utilisant des relations machiniques qui modélisent des systèmes de feedback interchangeables et variables. En plus de sa pratique personnelle, J.Pickett est activement impliquée dans des projets collaboratifs, qu’elle considère comme une approche importante pour le développement d’espace de recherches et d’expérimentation collectifs.

Colette Tron
Etudes en communication et sciences du langage.
Après une activité de journaliste culturel, elle s’attache aujourd’hui à un travail d’auteur, en utilisant différents supports de communication de la langue (radio, livre, théâtre, audiovisuel, multimedia...), et en questionnant leur fonction par des expériences de création spécifique à chacun d’entre eux. Elle collabore avec des artistes de différentes disciplines, en France et à l’étranger (Japon, Italie, Maroc, Russie). Elle participe à des festivals par des lectures de poésie, travaille avec des metteurs en scène pour le théâtre, écrit et interprète ses textes pour des créations sonores, est invitée dans des projets collectifs utilisant les technologies électroniques et numériques, et intervient dans des colloques thématiques autour des formes d’écritures liées aux NTIC. En fondant en 2000 l’association Alphabetville, elle crée un espace de réflexion autour des rapports entre langages et medias, et tente d’articuler pratique et théorie de l’art et de la culture par la confrontation d’artistes, de chercheurs et d’opérateurs culturels.

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